Ça y est, mon périple est terminé, comme on dit, homme suit homme.
Résumé des chapitres précédents, le sentier cathare étant annulé pour cause de météo incertaine, je me suis rabattu sur le Tour des Baronnies que j'ai chopé sur un topoguide.
Le tour total est de 5 jours, J1 46 et 1850, J2 41 et 1700, J3 48 et 1700, J4 57 et 1700 et pour terminer J5 35 et 1200. Soit 226 et 8100. Bien conscient que c'était au-dessus de mes possibilités, j'ai retracé pour ramener à 170 et 6700.
Donc, départ mardi à 13h00 juste après Nyons. La première en montée me donne déjà l'ambiance : un bon pourcentage et surtout non pas un sol damé comme sur nos DCI mais un revêtement mélange de gravier et petits cailloux qui s'apparente plus à une piste de 4+4. La suite me confirmera que toutes les pistes sont à peu près du même genre.
La première journée m'amènera de cols en descentes jusqu'à Saint-Ferréol soit 36 et environ 1300 j'avais oublier de lancer le GPS. Certes j'avais démarré comme 12h00 mais j'étais incapable d'en faire plus, j'étais déjà un peu dans les choux par rapport à l'étape prévue.
Le lendemain une longue montée n'amène jusqu'au col Maruen et de là bonheur absolu un monotrace magnifique qui descend jusqu'à Villeperdrix.
Ensuite alternance montée descente jusqu'au col du Pensier , beau mono trace au début de la descente puis piste jusqu'à Remusa, sniff.
Là je décide de zapper la montée au col d'inclus à 1200 et continue la trace par le GRP. Mauvaise idée il a fallu pousser beaucoup. Pendant la montée au col Maruen j'avais rencontré un gars qui disait qui me disait qu'il était jaloux de me voir pédaler à mon âge, là par contre j'ai croisé des gens qui m'ont dit que j'étais fou dans moner par là en vélo.
Je m'arrête près d'une cabane ONF car le temps n'était pas terrible.
J 3 démarrage le matin au-dessus d'une mer de nuages jusqu'au col Staton et de là descentes de ouf jusqu'à Rosans, - 400. Plus loin un beau passage après le col Sénéchal le long du ruisseau de la Combe.
Longue montée jusqu'au col Corbières où je poussais quasiment tout le long. Le descriptif il disait qu'il fallait appuyer sur les pédales et qu'il y avait quelques portions de portage. Honnêtement les gars du forum capable de monter ça en vélo ce comptent sur les doigts d'un ébéniste, ou alors en élec. Le problème c'est qu'une fois arrivés en haut toute la descente se fait sur une piste. Quasiment 10 km Je cherche encore l'utilité et l'intérêt de tracer ça.
Et c'est là que j'ai merdé. Vers le bas de la descente j'ai vu le fléchage qui partait à gauche et qui quittait cette satané piste ,alors comme mon GPS me disait d'aller tout droit, j 'ai donc tourné à gaucheet arrivé en bas, le GPS a perdu à trace.
Incapable de la réafficher je me suis alors servi de mon téléphone sur lequel j'avais Iphigénie et j'ai donc suivi la trace avec le téléphone en attendant que le Garmin se reconnecte. Le soir au bivouac gros orage qui m'a fait comprendre que le traitement d'imperméabilisation de ma tente n'avait servi à rien, j'ai le soir à l'étape non dû écoper avec mon gobelet.J'ai réussi à dormir enveloppé dans un sac poubelle .
J4 bonne séance de séchage avant de repartir. Encore des descentes sur piste, décidément ! Je continuais à suivre avec Iphigenie impossible de reconnecter que Garmin la trace, ça me saoulait, je n'y comprenais rien bref je continuais. En fin de journée je me suis quand même posé des questions et je me suis rendu compte que sur Iphigénie j'avais non pas la trace raccourcie mais la trace totale donc je m'étais embarqué plus loin que prévu.
Le soir à l'étape j'ai donc téléchargé la bonne trace et regardé comment retrouver ma trace modifiée.
J5 au départ, je suis arrivé près d'une bergerie et j'ai rencontré 2 bergers d'Anatolie que j'avais vu la veille dans un parc avec des brebis et qui étaient en liberté près d'un bâtiment ou il n'y avait pas de troupeau. Connaissant les consignes, j'ai fait profil bas, je n'ai pas bougé, j'ai attendu qu'ils viennent me voir enfin tout ce qu'il faut quoi!!! Sauf qu'il y en a un apparemment qui n'avait pas lu les consignes donc qui a gentiment gouté à mon short.

En fait ils étaient excités car il y avait des chasseurs pas loin et ils étaient un peu sur les dents si on peut dire

. Comparé à des patous ils sont nettement plus incisifs et aussi plus sportifs car après s'être occupés de moi ils sont partis en haut de la montagne à fond les ballons et pourtant ça grimpait dur. Après une descente dans une grande Combe sur une piste pleine de gravier de gravettes qui donnaient l'impression de faire plus du surf que du vélo, j'ai fait un peu de route pour rejoindre mon itinéraire. Un long poussage le longd'un GR pour rejoindre la crète de la montagne de la Loube puis arriver au col Sanguinet. De là je voyais au loin Buis-les-Baronnies et c'était parti pour 800 de D-. En haut j'avais l'impression d'être sur les monotraces d'Albine et en bas d'arriver à la Gardiole ,assez magique. Compte tenu de mes erreurs de navigation je me suis arrêté a Buis et ma belle-sœur m'a emmené récupérer le camping-car à Nyons
Voilà pour l'essentiel, 5 jours magiques même si clairement le tracé était trop difficile pour moi .j'ai poussé beaucoup mais j'ai apprécié la beauté et le côté sauvage de tous ces paysages, les Baronnies sont vraiment un endroit à part.
Je pense que ça vaut le coup d'aller rouler là-bas la journée car souvent sur mon trajet j'ai vu des fléchages de circuit VTT, pas forcément de faire le tour afin de profiter que des plus belles descentes.
Pas de gamelle, pas de soucis mécanique, ce Dune est de la balle
Au final :153 et6400
Allez demain, je range tout en attendant le sentier cathare.
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