Bon allez, mon petit cr. Je fais petit parce que sinon on va encore me dire que je postule au Nobel de litérature
Je passe vite fait sur le départ (à la bourre), le voyage (avec Tbow non stop), le retrait des plaques (sans le certificat médical
), l'arrivée au camping (très sympa), l'apéro (j'ai bien cru que j'allais boir seul
).On se retrouve donc tous (Bilou, Tbow, Trufito, Snouf, Etchrisd et son pote Patrick et moi) pour aller se coucher comme les poules, à la nuit. Juste on voit Freeraideur vite fait.
A 5 heures, tout le monde dans le camping est debout. On plie et on y va. Une fois sur le vélo à attendre, je ne la ramène plus. Je suis à l'arrêt et les puls montent.
Et ça part.
Je sais que ça va être long alors je prends comme ça vient.
Dès la première montée je pousse. Mais on est nombreux à le faire
Les premières descentes sont très sympa. En fait je ne pose pas de question, ça passe bien sur le vélo même s'il y a quand même pas mal de cailloux.
Ca monte, ça descend, je m'arrète à la hauteur de Snouf qui a des problèmes de chaine, je repars, ça monte, ça descend etc...
On arrive à "le Brec". Premier vrai portage. Panorama époustouflant
. La descente derrière l'est moins. C'est impossible de penser le faire sur le vélo (j'ai bien après qu'il y en a qui passent mais...). Après il y a le fameux chemin à flanc de paroi en balcon. Là j'ai doublé du monde et j'ai eu une pensée pour la Truffe
.Et l'un dans l'autre, jusqu'à Pont de Cros tout se passe super bien
A partir de là je sais qu'il me faut appliquer les conseils de Snouf : tu montes jusqu'à Levens au 3ème ravito sans t'arrêter et tu serres les dents pour garder un max d'avance sur la porte horaire.
Mais putain qu'elle est longue. J'en ai pour plus d'une heure et demi à pousser ou porter le vélo sous un soleil de plomb. Arrivé en haut je suis épuisé et le moral dans les chaussettes. Je decide d'attendre Fabrice pour qu'il me remonte le moral et me donne un "bon" conseil. Je suis à deux doigts de m'arrêter là, en plus Fabrice n'arrive pas
. Mais c'est Patrick qui arrive, et qui me dit qu'il faut que j'y aille, que maintenant que je suis là, etc etc. J'ai pas de bonnes cuisses mais je sais que j'ai un gros mental. Ses paroles me touchent et je repars.Je repars à l'arrache au début (ça monte encore
) mais ça revient bien alors je pousse toujours dès que ça monte mais je m'éclate bien sur le plat et en descente.Ca revient tellement bien que je passe comme une fusée au dernier ravito, j'avais pas compis que c'était le dernier. Du coup je l'ai attendu pendant longtemps celui là
Une fois sur le Paillon, les cuisses tiennent alors j'appuis, je double pas mal sur ce secteur. Une fois sous le tunel je mets la plque mais pas trop gros quand même. Je me fais doubler par quelques avions qui ont dû regréter d'en avoir garder autant
Bon, je passe encore vite fait sur le passage dans cette marre d'eau bien pourrie
et me voia sur la Promenade des Anglais
en 11h06 mais on s'en fout un peu.Après, quoi penser de cette course ?
Déjà, c'est pour moi une belle aventure humaine. Je l'avais déjà mis mais la préparation de cette course m'a fait faire un tas de sorties merveilleuses. Souvent avec les mêmes, on a partagé de sacrés moments sacrés.
Un bel exploit physique. J'étais pas préparé au top, je me suis fait beaucoup plaisir à rouler pour préparer mais forcément de façon rationnelle. Don je m'en sort pas mal.
Mais je n'y retournerai (sûrement) pas. C'est pas vraiment ma vision du vtt. Autant la Garoutade on fait presque tout sur le vélo et on s'éclate que là j'ai trouvé qu'on a fait un parcours qui se devait d'être "à en chier".
Mais ça m'a donné envie de refaire du long (ou un peu très long) mais en courant
Encore merci à tous, vous ne le savez pas mais vous m'avez aidé quand c'était dur. Merci pour les encouragements et les félicitations et un gros MERCI à l'épouse de Guillaume (ça fait du bien de parler à quelqu'un toutes les deux heures








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