Waouh et bien commençons par le début.
Je passe récupérer Trufito et nous voilà parti vers cette aventure de la TB66.
Depuis deux jours je sentais la pression montée. (vais je y arriver ? c'était cela la grosse question.)
(Merci à Trufito de m'avoir encourager et qui a supporté toutes mes inquiétudes.)
Mais content d'arriver à la date et d'en découdre.
La route se passe bien et en arrivant sur Perpignan, les gouttes sur le pare-brises et le canigou bien bouché.
Nous arrivons au camping, une présentation à l'arrivée, retrait des plaques, du tshirt et du n° du Bungalow.
Pas mal de gens déjà arrivés, ils nous placent dans le même bungalow qui est nickel, un grand de 4 places, une belle salle à manger, intérieur neuf et propre.
Nos collocs sont un couple. deux pointures, Elle a gagné la transV cette année.
Le repas se profile, quantité, adapté à notre périple, parfait. Trufito est connu comme le loup blanc.
Les gars n'ont pas le profil de la rando du dimanche, tous affutés comme des lames de rasoir. Même les plus de 1m80 doivent faire 60kg tout mouillés. Imaginez une rando plein de Bilou....
Je l'avoue ça me rajoute un peu de pression......avec mes 86 kg.
Pendant le breiffing, le moment top est l'annonce des moyennes et des portes horaires.
Le meilleur ira à 8km/h et les portes horaires sont calculées pour 5km/h.........ça promet. Donc 6 parait être un bon objectif.
La météo annonce pluie à partir de 11H et le rush à 14H.
la nuit se passe tant bien que mal avec un we pareil......
tout le monde se retrouve au petit déjeuner la plupart en tenue......
Nous décidons de partir dès que possible pour rouler le plus longtemps au sec et me donner du mou pour la porte horaire.
départ 7h15.
Un groupe de cinq, deux toulousains, un Auxerois, trufito et moi. il fait encore nuit. On passe des passages à gué pratiquement sans eau. Bien vu de nous avoir aménager un échauffement.
Nous faisons les 2km et demi ensemble tranquillement.
Nous passons un petit pont de fer et hop nous rentrons dans le vif du sujet.
L'équation est simple, nous sommes à 340 m et nous montons à 844 m et vu la distance cela ne pouvait être qu'en portage.
je m'arrête je l'ai laisse partir et j'enlève la veste. Je dis à Trufito qu'il fasse sa route. je ne veux pas avoir la pression de ne pas le faire attendre.
Mon but, ne pas être essoufflé et ne pas monter en régime.
Dès que quelqu'un est dérrière moi, je le laisse passer tout de suite.
Je me fais donc doubler une bonne quinzaine de fois. je gère. on découvre la vallée, on peut monter de temps en temps sur le vélo.
La descente arrive, très terreuse au début, il faut passer des obstacles mais presque tout passe sur lé vélo. Je pense aux conseils de JPY, souple sur les bras, je me sens bien, je repasse du monde, je commence à me relâcher car je sens que je tiens largement la porte horaire.
Nous sommes à flanc de coline, portion rapide, portion technique un régal. la banane arrive.
Nous arrivons dans un village, (nous sommes pointés aux endroits stratégiques (un grand bravo aux pointeurs qui ont bravés les caprices de la météo en restant immobiles. (Damien à 1200m dans le froid et la pluie.....))
Après 600 m de route on attaque la deuxième montée, des portions en vélo mais c'est encore du costaud. le paysage ressemble à la montée de L'aigual par les 4000 marches. Il est 10h et la pluie arrive, forte. on arrive sur un dfci, ça ruisselle sur le chemin et malgré la montée je commence à avoir froid. Je roule avec Pédalator qui monte tous les raidillons ou je pousse. (la plupart je pourrai les monter mais je préfère en garder sous la pédale). Sa femme Mary grimpe aussi quelques raidillons impressionnant. Nous arrivons au sommet avec les éclairs et le tonnerre. je pars devant sur la descente, avec les lunettes je ne vois plus grand choses, mouillés, la boue, on patauge sous cette pluie d'orage en continue. mon Nobby DD à l'avant est sur, je suis en confiance avec.
Par contre aux intersections je suis obligé d'attendre, mon gps ne me positionne pas. (je comprendrai à la fin, que c'est mon tel que j'avais mis en dessous qui le perturbait...) je reste avec le groupe qui me rejoins (groupe de belge (rédacteur en chef et journaliste de O2BIKERS), on monte 2km par une petite route au village et au ravito. Nous croisons déjà un gars qui abandonne vu les conditions et qui redescend par la route.
Trufito est encore là au ravito, à raconter des salades et à manger......11h10 j'ai 50mn d'avance sur la porte horaire victoire. Je m'étais fixé 11h donc parfait.
Vu le froid je me voyais mal monter à 1700m.
Les GO annonce Shunt obligatoire, 10 km de moins vu les conditions et on reste en dessous des 1000 m d'altitude.
Le shunt est un monotrace en parti sur gr de toute beauté. (Chapeau d'avoir prévu un shunt très plaisant). Avec des portages et passages bien techniques sur rochers mouillés et bouillasse.
Mon gps merdouille toujours,obligé d'attendre 5mn que quelqu'un puisse m'indiquer le bon chemin.
je m'accroche à un groupe, on merdouille 5 mn pour trouver le 2ème ravito.
Du bouillon bien chaud et j'en profite pour sortir un sous vêtement technique un peu plus chaud mais je remet ma veste trempée et mon coupe vente sans manche autant imbibé mais ça me permettra de garder la chaleur jusqu'au bout. Je ne pensais pas qu'il pouvait pleuvoir encore plus fort, et bien si. les autres n'arrivent plus à décoller avec cette pluie. le gps merdouille, je me fais expliquer le départ et avec la carto je m'en sors. un chemin qui monte légèrement à flanc de colline, et malgré le temps je prend mon pied, technique à souhait.
la descente qui suit très sympa. je passe bien les épingles qui sont assez larges. j'arrive dans le village, le ruelles sont des torrents, 3 à 4cm d'eau. et on attaque la dernière montée. Le départ en DFCI, puis un monotrace vallonné et normalement un portage de folie. Mon gps ne me positionne toujours pas, j'attend et le gars me dit tout droit, on devait avoir un portage mais on descend et on descend sévère. pas bon, demi tour.
Déjà que le portage sans cela était dantesque (100 m de d+ sur 300 m en gros) on s'est rajouté 50 de d+.
la dernière descente est chaude pleine de caillou glissant, mes plaquettes à l'avant commence à faire un bruit bizarre. il reste 100 de d-, je fais au frein arrière. (j'aurai du m'arrêter j'ai attaqué le métal des plaquettes.)
j'arrive en bas, reste à faire 2km dans le bourbier le long de la rivière, la boue ne colle pas, je m'éclate comme un petit gamin qui peut sauter dans les flaques d'eau. je me jette dedans, ça gicle de partout, j'ai la banane, je suis un finisher du premier jour, je me reprend une grosse flaque. je passe le passage à gué avec plein d'eau. j'arrive je pointe. et après la douche, on fête cela avec Trufito et une bonne mousse. YESSSSSSSS.
51 km 7H env.(au moins 2 h de portage)
On constate que pas mal ont écourté leur calvaire.
Jour 2.
Je sais que j'enchaine bien les jours, je ne suis pas inquiet.
seule une douleur à l'attache du tendon d'achile me met le doute.
Je passe tout le temps du petit dej à me chauffer la cheville. je n'arrive pas à casser le pied.
La première montée est un calvaire, je me dis qu'au niveau de l'attache c'est moins dangereux que plus haut, donc je monte en canard en forçant sur l'autre jambe.
ça durera une heure, avant que la douleur disparaisse. j'ai fait attention de pas faire d'accélération brusque sur cette partie.
on monte jusqu'à une croix, trufito a le réveil d'une tendinite à l'arrière du genou. Avec l'humidité que l'on a eu.....
Mais la météo ce dimanche sera clémente avec nous, les autres versants sont bouchés, les arc en ciel embellissent la montagne mais nous sommes épargnés.
La descente est costaud, technique avec quelques portages obligatoires (même pour les gros niveaux). Les rochers sont de vrais patinoires. Trufito ne descend pas trop vite pour moi et m"indique les endroits chauds. on descend bien. Presque une vrai de descente libre de station vu la pente et la technique.
On arrive au ravito, très bien achalandé et préparé, merci à l'orga. salé, sucré et même du coka catalan...
et on attaque la remontée dont une partie identique à la veille. le Portage dantesque, mais cette fois ci sans le surplus.
mais après ça continue, vélo, portage, vélo, portage. Mais tout va bien, je me sens bien.
la descente est longue, technique, du costaud. (du cailloux, des racines, du ravin, des photographes)
arrivé en bas, il reste deux bosses, la première sur la route, puis un dfci sableu qui colle (plus on ralenti plus on s'enfonce). je me sens encore bien.
je récupère Trufito, on entame une courte descente mais très prononcée et nous arrivons à la dernière.
je me dis, tu peux tout jeter maintenant.
on passe un petit pont et là je me prend pour Ramin ou Bilou, je tente, la première ne passe pas complétement, énervé de ne pas l'avoir passé, je veux grimper toutes les autres. J'enchaine 4 ou 5 raidillons et là je m'arrête explosé devant Brice qui nous expose le dernier portage. 90 m de D+ sur une très courte distance.
Un mur à monter. J'en chie, je commence à avoir les grosses cuisses. mais ça valait le coût, la descente qui a suivi a été MAGNIFIQUE. J'ai poussé des cris comme un gazelle en chaleur (dirait Plongeur !), des portions de vitesse, des portions technique, de tout, la descente que l'on rève.....
Nous sommes Finisher, pointage autocollant sur la plaque et GRAND SOURIRE.
31km - 5H
Si j'arrive à être aussi entrainé, je retournerai faire une TB.
L'orga est super. L'esprit impulsé est complètement en phase avec ce que je pense de ce genre de plaisir.
Ils se décarcassent pour bien recevoir les gens. Pour que l'esprit de solidarité et de respect entre les vttistes.
lors de la rando, je laissais passer rapidement les autres, mais quand tu arrives derrière quelqu'un tout de suite il te laisse passer. Un respect de l'autre.
les repas sont aussi un bon moment. Esprit très conviviale preque familliale. et ça tombe des salades.
vraiment un bon moment. J'avoue que j'ai encore la tête dedans.
Merci à Trufito d'y avoir été et de m'avoir supporté.
Merci à Dashape pour son compte rendu de l'an dernier et à Bilou qui parlait de ces TB qui m'a fait donné envie.
merci à Ramin de m'avoir encourager.
Le forum donne des ailes aussi.
Merci à l'orga.
« Celui qui sait profiter du moment, c'est là l'homme avisé. »
de Johann Wolfgang von Goethe